Vie scolaire 20-21 juin 2005
Intervention de Christian LE ROUX, Conseiller de Paris, 1er Adjoint au Maire du 7ème
Monsieur le Maire,
Vous nous présentez aujourd’hui une délibération typique démontrant une
fois de plus votre méthode autoritaire de gestion de Paris.
Sur le fronton de nos écoles est inscrit la devise de la République
«Liberté, Egalité, Fraternité», nous avons toujours considéré que les
parents avaient une liberté de choix, liberté de choix d’école, publique ou
privée et des parents font le choix du public, liberté de choix s’ils
laissent leurs enfants à la halte-garderie ou pas, à l’issue des classes.
Aujourd’hui cette liberté est totale, les parents qui souhaitent que leurs
enfants restent à l’issue des classes le peuvent.
En tant que parents d’élèves et également en tant que membre de conseil
d’école auquel nous participons les uns et les autres régulièrement, nous
entendons les parents d’élèves, nous entendons les enseignants et les
directeurs d’écoles.
Vous voulez imposer aux enfants ce goûter récréatif, vous voulez imposer ce
goûter alors que le système actuel fonctionne et n’a fait l’objet d’aucune
plainte, ni remise en cause, vous voulez imposer aux caisses des écoles la
fourniture de ces produits bio.
Vous vous gargarisez de la transparence de votre gestion, où se trouve t-
elle cette transparence ? Lorsque vous décidez sans concertation d’imposer
cette mesure à tous les enfants des écoles de la Capitale.
Où se trouve t-elle cette transparence lorsque ni les parents d’élèves, ni
les enseignants, ni les directeurs d’écoles, ni les directeurs des caisses
des écoles et encore moins les élus ne sont associés et ne sont favorables
à votre projet.
Vous parlez de liberté et d’égalité, où se trouvent-elles ? Alors que vous
refusez leur liberté de choix aux parents.
Vous leur imposez un tarif qui sera encore plus élevé avec les prix
pratiqués pour les produits bio, sans même interroger les parents sur ces
produits, cela va représenter une charge supplémentaire pour les familles
les plus modestes qui n’ont pas les moyens de s’offrir une «nounou» pour
venir chercher leurs enfants à la sortie des écoles à 16h30.
Vous refusez la liberté des choix des familles si elles veulent ou non que
leurs enfants prennent un goûter ou bien si elles veulent ou non payer pour
un goûter. Que se passera t-il pour les familles qui refuseront ? Vous
allez leur faire payer de force ou vous allez refuser de garder leurs
enfants. Je n’ose imaginer une telle solution mais avec votre sens de la
démocratie, je suis prêt à m’attendre à tout.
Monsieur le Maire, il serait temps que vous vous rendiez compte qu’on ne
fait pas le bonheur des Parisiens malgré eux. Il serait temps que vous
appliquiez la devise républicaine «Liberté, Egalité, Fraternité».
1 janvier 1970 par Christian Le Roux
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